The Passenger : Liam Neeson fait une “confiance professionnelle aveugle” à Jaume Collet-Serra [INTERVIEW]

Liam Neeson retrouve le réalisateur Jaume Collet-Serra (“Sans identité”, “Night Run”) pour “The Passenger”, un thriller inspiré par les films d’Alfred Hitchcock.

Liam Neeson et son ami réalisateur Jaume Collet-Serra étaient de passage à Paris pour présenter leur nouveau film en commun : The Passenger. Neeson y incarne un vendeur en assurances perdant son emploi et à qui une inconnue propose une forte somme d’argent pour retrouver quelqu’un à bord d’un train. Evidemment il accepte, sans savoir vraiment les retombées de son choix… Rencontre.

 

AlloCiné : Il s’agit de votre quatrième collaboration, pouvez-vous nous expliquer ce qui vous plait l’un chez l’autre ?

Liam Neeson (acteur) : Notre premier film s’appelait Sans identité, tourné à Berlin il y a 7 ou 8 ans. Et j’ai su en une heure que j’allais vraiment aimer son style, sa façon de penser, et j’étais à l’aise. Je sentais que je pouvais lui faire une confiance professionnelle aveugle. Comme ça (il claque des doigts), et c’était un sentiment merveilleux, qui n’a fait que grandir au fil des films que nous avons fait ensemble.

Jaume Collet-Serra (réalisateur) : Et pour moi, c’est vrai que l’expérience de faire un film est toujours compliquée, mais Liam me rend la vie plus facile. C’est un brillant acteur, mais aussi un collaborateur sur l’ensemble du film. Mon idée avec nos films, c’est que le point de vue est capital. Le public doit s’identifier au personnage principal, savoir la même chose que lui (…) et Liam permet ça en leur donnant une humanité. Le public l’aime et c’est quelque chose de très important. C’est grave à lui que ces films se font.

LN : Oui, pour ces films, le héros doit être un homme ordinaire, avec des défauts. Dans Non-Stop, c’est un membre de la police de l’air, mais aussi un alcoolique. Dans The Passenger, il a vendu des assurances pendant 10 ans et se fait licencier parce qu’il est jugé trop vieux. Le public s’identifie à cela, et c’est  important.

Liam, vous avez 65 ans. En conséquence, travaillez-vous différemment avec votre doublure attitrée, le chef cascadeur Mark Vanselow ?

LN : Mark et moi avons tourné 19 films ensemble, nous sommes très proches. Jaume a également travaillé avec lui. Nous commençons toujours par nous poser les mêmes questions :”Comment [mon personnage] se bat-il ?”, “Quelles sont les limitations ?” Dans le cas de [The Passenger], c’est que nous sommes dans un train, et que c’est un espace très limité. “Que pouvons-nous utiliser [dans les wagons] ?” Ce sont des questions finalement très basiques, mais ancrées dans une réalité concrète.

JCS : Vous ne pouvez rien cacher [dans un espace confiné comme un train], tout autour de vous est fait de métal, et il faut composer avec.

LN : Ou fait de verre.

JCS : Exactement, et parfois on utilise des faux murs plus amortis, mais pas sur ce film, car le faux métal n’aurait pas été crédible. Liam et Mark ont beaucoup travaillé pour que personne ne soit blessé.

Avez-vous une cinquième collaboration en tête, avec un thème ou un environnement nouveau ?

LN : Oui, c’est calé pour 2019, mais nous n’avons rien le droit de dire là-dessus.

JCS : Et nous avons déjà hâte de retravailler ensemble.

 

“The Passenger”, en salles depuis ce mercredi :

The Passenger Bande-annonce VO

 

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