Jean Dujardin : « Pour qu’une belle histoire d’amour fonctionne… »

Presque cinquante ans après Un homme et une femme, sur fond de spiritualité, Claude Lelouch nous parle encore, toujours d’amour – et c’est tant mieux- avec Un + Une. De ce film, comme il arrive d’un voyage, Jean Dujardin, qui vient d’avoir une petite Jeanne, est revenu à la fois enthousiaste et bouleversé.

Gala : Un + Une propose une mise en abîme en revisitant Roméo et Juliette. Les histoires d’amour finissent-elles forcément mal ?

Jean Dujardin : Non, je ne crois pas. Mais là, on est dans la parenthèse amoureuse et, comme je le dis dans le film, ce n’est jamais bon une parenthèse. Je pense que pour qu’une belle histoire d’amour fonctionne, il faut qu’elle ait un bon départ, qu’elle commence par quelque chose de très joli, de profond, pas juste par une attirance physique.

Gala : Tourner en Inde c’est se frotter à la spiritualité. Qu’avez-vous ressenti dans les bras d’Amma, la fondatrice de l’ONG, Embracing the world ?

J.D. : Là, il s’est passé quelque chose de très fort. Le hug non pas à l’américaine, mais vraiment l’étreinte, le câlin qui console, je trouve qu’on devrait l’importer chez nous.

Gala : Etes-vous d’accord avec cette idée que la meilleure école pour apprendre, c’est la souffrance ?

J.D. : C’est ce qu’ils disent en Inde. Ils paient la vie d’avant. Moi j’ai vu ça comme un européen qui débarque : ces gens n’ont rien, dorment sur des cailloux, j’ai vu des lépreux… C’est très très dur ! Ils ont une espèce d’acceptation de leur vie qui me trouble encore.

Gala : Et vous, croyez-vous qu’il y a un après ?

J.D. : Je ne me pose pas la question, même si j’adore l’idée. Croire à quelque chose, à une force, à quelqu’un, ça ne me fait pas de mal. Mais je ne scelle rien. Je suis agnostique.

Gala : Vous arrive-t-il cependant de prier ?

J.D. : Les églises vides me fascinent, mais je ne suis pas pratiquant. Les dogmes m’ennuient plus qu’autre chose.

Gala : En amour, un plus une – clin d’œil au titre du film-, cela fait-il forcément trois ?

J.D. : Pas forcément non. On peut rester « un » plus « une », ou faire trois, ou quatre, ou six…

Gala : Cela peut-il faire un ?

J. D. : Oui. L’idée est jolie d’ailleurs.

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