Alejandro Amenabar : “Ça peut sembler incroyable mais je n’ai jamais travaillé à Hollywood”

Hispano-chilien, le réalisateur Alejandro Amenabar a travaillé avec Ethan Hawke, Emma Watson ou encore Nicole Kidman mais, pourtant, il n’a jamais travaillé à Hollywood…

En salles cette semaine, Regression, porté par le duo Emma Watson / Ethan Hawke, est le sixième long-métrage d’Alejandro Amenabar. C’est aussi le troisième que le réalisateur hispano-chilien tourne en anglais avec une équipe internationale, après Les Autres où il dirigeait Nicole Kidman (2001) et Agora où il collabora avec Rachel Weisz (2010).

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Après ces trois films, il est facile de se dire qu’entre Amenabar et Hollywood, c’est une histoire qui roule. En réalité, ce n’est pas aussi simple que ça. Comme il nous l’expliquait lors de sa venue à Paris, “Je sais que ça peut surprendre d’entendre ça mais je n’ai jamais travaillé à Hollywood“. Et quand on y réfléchit, malgré ces trois films au fort parfum hollywoodien, Alejandro Amenabar s’est toujours bien gardé de franchir véritablement la fameuse frontière, se tenant très proche mais tout de même à l’écart du mastodonte américain. A l’exception de Regression, tourné au Canada avec des techniciens espagnols et canadiens, tous ses autres films ont en fait été tournés en Europe. 

C’est en réalité son second film, Ouvre les yeux, qui lui ouvre en grand, et pour la première fois, les portes d’Hollywood lorsque Tom Cruise, intéressé par son histoire, lui en achète les droits pour en faire un remake. Amenabar accepte et Vanilla Sky naît. Cette rencontre avec Tom Cruise va ensuite aider le réalisateur à continuer sa route sous des auspices nouveaux puisque la star hollywoodienne deviendra le producteur exécutif des Autres, aux côtés des fameux frères Weinstein. Sans plus tarder, Nicole Kidman deviendra la tête d’affiche de ce film, tourné en anglais mais bel et bien en Espagne. 

Par la suite, Amenabar tourne à nouveau en espagnol un film beaucoup plus confidentiel, Mar Adentro, avec Javier Bardem, avant de retrouver une scène plus épique avec Agora, un film espagnol doté d’un budget pharaonique. 

“Comme je le dis toujours, c’est l’histoire qui guide le choix de la langue”, nous explique-t-il. Pour Regression, l’anglais s’est ainsi imposé puisque l’histoire se base sur des évènements qui se sont déroulés dans les années 80 aux Etats-Unis. “Mais, si, un jour, je trouve une bonne histoire à Moscou, j’irais sur place et j’apprendrais le Russe“, s’amuse-t-il. 

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